Vision et mission

Vision

Les marchés publics constituent une partie substantielle des dépenses des gouvernements. Selon l’OCDE, l’octroi de contrats au secteur privé représente des dépenses s’élevant en moyenne à 10%-15% du PIB des États. Les marchés publics touchent des domaines très variés, allant des infrastructures publiques aux équipements militaires, en passant par le matériel de bureau et les services professionnels.

Si les organismes publics et les milieux universitaires s’intéressent depuis longtemps à l’amélioration des pratiques en matière d’octroi et de gestion des contrats, ils abordent trop souvent ce sujet depuis une perspective juridique ou technique. Or, dans un contexte socioéconomique où les interactions entre les secteurs public et privé gagnent en intensité, où le recours à l’expertise privée dans l’atteinte des objectifs gouvernementaux devient la norme, et où la contractualisation s’impose comme mode de gouvernance, l’importance d’étudier le phénomène de manière plus large ne fait nul doute. L’étude des marchés publics doit donc être abordée sous l’angle procédural, juridique et réglementaire, certes, mais aussi sous l’angle de la politique et de la reconfiguration des relations de pouvoir entre les divers acteurs concernés. Qui plus est, les récents scandales de corruption imposent une réflexion critique sur le rôle des contrats gouvernementaux dans la prolifération d’interactions douteuses entre le secteur privé, la fonction publique et le politique.

Mission

Le Groupe d’étude sur la gouvernance et la passation des marchés publics (GÉGPMP) est un organisme voué à l’étude de ces phénomènes. Il propose une réflexion savante, mais orientée vers l’amélioration des capacités des organismes publics, sur les pratiques de passation de marchés. Le GÉGPMP vise donc, d’une part, à constituer un réservoir d’expertise en matière de gouvernance des marchés publics, et d’autre part, à faire bénéficier de ses travaux les organismes publics ainsi que la communauté universitaire.

La mission du GÉGPMP se veut donc résolument hybride : les recherches, les activités de formation et d’enseignement et les services-conseils de l’organisme s’adressent tant aux universitaires qu’aux praticiens. Son approche repose sur une démarche combinant connaissances théoriques, expérience technique et jugement éthique et vise, à terme, l’amélioration de la gouvernance.